C'est la vie

Je veux dire non… à la flemme

4 dcembre 2014 0 comments

Elle nous a fait rater tant de soirées, manquer tant de nuits à travailler sur un projet à rendre le lendemain, laisser miauler le chat si longtemps, trouver tant d’excuses bidons et pire : nous a fait nous sentir tellement coupable après coup… pour toutes ces fois et pour celles à venir, apprenons à dire non à la flemme.

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Les chats, ces champions de la glande carabinée

Je ne me souviens plus très bien de mon premier acte de flemmardise, mais si j’en crois ma mère je n’étais pas particulièrement scandaleuse étant petite. Etais, parce que je me suis bien rattrapé depuis… un cadeau de l’adolescence, et plus particulièrement de la fac, maintenant que j’y repense. La pression parentale ayant cessé à la fin du lycée (« putain maman j’ai 18 ans et deux mois j’ai mon BAC je travaille à Marché U je suis indépendante MERDE »), je pouvais sans scrupule rater les cours planifiés avant 12h. Ah ben oui, merci la campagne : avec deux heures quotidiennes de trajet, il fallait AU MOINS se lever à 10h du mat’. Ha, hin-hin, no way José.
Puis la flemme a continué à prendre ses quartiers dans ma vie de tous les jours : attendre le dernier moment pour aller aux toilettes quand on est au fond du lit au chaud, se nourrir uniquement de chips, rester devant cette émission de récolte des myosotis en Ille-et-Vilaine parce que la télécommande est de l’autre côté du canapé… Petit à petit, j’en venais même à éviter de penser à certaines choses parce que c’était trop dur de réfléchir…! Un cas désespéré, vous dites ?

Quand la procrastination s’en mêle

C’est à la fois totalement inévitable, et complètement foutu pour nous. On se dit que demain dans le bus on aura LARGEMENT le temps de finir ce devoir de 3 pages, qu’on aura totalement la motivation de faire la vaisselle en rentrant de voyage à 00:40 avec des valises sous les yeux et un mammouth sur les épaules, ou que de toutes façons, il nous reste encore deux bonnes semaines pour aller à la banque avant que ce chèque n’ait un an et qu’il périme.*
Le problème étant qu’on devrait finir par savoir et se souvenir que chaque. p*tain. de. lendemain. on se hait au plus profond de nous-même d’avoir réfléchi comme ça et qu’on souhaite une chose : revenir en arrière, pour agir en adulte responsable et mature.

*Cette anecdote est véridique, merci de ne pas en juger l’auteur.

Se relever, se battre, en finir !

Mais mes frères, mes soeurs, tout n’est pas perdu. Tout peut encore s’arranger, nous ne sommes pas des cas désespérés. Tout est une question de volonté, un peu comme tout me direz-vous, et vous aurez raison. Passons du carpe-diem-des-feignasses (« je pense à mon canapé moelleux donc je suis pas du tout motivé pour aller courir ») à la phase d’anticipation du lendemain : je sais que je vais me détester de pas avoir fait les courses aujourd’hui et de ne plus avoir de PQ demain matin, donc j’y vais maintenant.
Plus d’excuses, plus de flemme, plus de remise au lendemain, on se sort les doigts des trous de nez et on fait ce qu’il y a à faire, BORDEL.
Mon petit mot à moi pour faire tourner une machine et l’étendre dans la foulée (rare) ou pour descendre les déchets dans la poubelle jaune une fois par semaine (très rare), il est tout court, tout con, mais diablement efficace : allez.

…hé partez pas !

Essayez pour voir, vous m’en direz des nouvelles.

(Je décline toute responsabilité en cas de blague douteuse de type « allez…les bleus » dans votre tête ou dans la bouche de vos proches si vous le dites à voix haute)

En parlant de ça...

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