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Je dis oui… à la coupe menstruelle

23 novembre 2015 5 Comments
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Message au personnel : cet article est très susceptible d’effrayer les garçons de votre entourage. Veuillez prendre vos dispositions afin d’éviter toute guerre nucléaire dans leur petit corps.

La « cup » (son petit nom british – so cute isn’t it?), c’est une petit coupe en silicone chirurgical qui va agir comme un petit réceptacle pour le sang des règles. Pas plus, pas moins. Enfin pas moins… Il y a tellement d’avantages à passer à la cup. Mais si, regarde voir, thèse, anti-thèse, synthèse.

 

Partie I : ce que j’utilisais avant

Au début comme toutes les jeunes filles qui ont leurs premières règles, c’est serviettes à tous les étages. Ces délicieuses couches qui menacent de fuiter à chaque instant et qui prennent une place monstre dans le sac (sans parler de la couleur TELLEMENT DISCRETE de leur emballage). On n’évoquera pas non plus les odeurs nauséabondes et la fatidique question « euh j’avance et tu me dis si j’ai une tache ? » ainsi que les commandos culottes qu’elles impliquent. Bon tout compte fait les serviettes, c’est niette.

Quand tu deviens assez téméraire pour porter des tampons, tu ne jures plus que par ça : tellement pratique, tellement petit, tellement vite oublié (ciao la sensation du fluide qui coule !) : outrepassées les premières fois un peu chaotiques, on se sent enfin libres ! Insouciantes, on ne pense pas aux saletés qu’ils contiennent – et oui, « un meilleur confort » ou une « une absorption 955 fois plus efficace ! » comme le dit la pub, ça a un prix – ou au fait qu’on insère un applicateur en CARTON ou en PLASTIQUE dans son soi le plus intime plusieurs fois par jour (so nice).

Tu as peut-être aussi entendu parler de cette sportive mannequin qui a été amputée à cause du Syndrome du Choc Toxique ? Bref, après réflexion les tampons, c’est no way.

Comme d’habitude, MadmoiZelle le dit mieux que personne. (cœur)

Partie II : la cup, le retour de la vengeance de ma vulve

Le moment où j’ai découvert que les tampons, c’était vraiment de la saloperie et où je suis tombée sur plusieurs articles à propos de la cup, c’est sensiblement celui où j’ai commencé à vraiment douiller de la vulve (passez-moi l’expression) et à en parler autour de moi. Verdict : douleurs lors d’utilisation de tampons, mycoses et autres irritations… je n’étais pas la seule à ne plus supporter mes protections hygiéniques autrefois fétiches ! J’ai donc embarqué quelques copines dans l’aventure cup.

Mais qu’est-ce que c’est au juste ? 

Une petite coupelle en silicone médical souple, que l’on plie et que l’on insère dans son vagin en la pliant. Une fois placée, elle est indolore et récupère le sang des règles. En passant aux toilettes, on la pince pour annuler l’effet ventouse, on la vide, on la rince et on la replace tout simplement. Elle doit être changée maximum toutes les 12 heures, suivant le flux menstruel.

Il y a énormément de marques et de modèles de cups. La mienne vient de chez Fleurcup, elle est fabriquée en France et m’a coûté 16€. J’ai pris le petit modèle car je n’ai pas eu d’enfant et que mes règles ne sont pas super méga giga abondantes.

 

Partie III : les avantages réels à M+3

Le confort : après quelques déboires lors de la pose (la tige que j’ai du couper car elle était trop longue et me gênait), je l’ai rapidement oubliée tant elle est « agréable » à porter. C’est comme un tampon, mais ça ne fait pas mal ! Quand les tampons ont tendance à « accrocher » aux parois un peu sèches du vagin à la fin des règles, la cup reste douce et souple. En plus, je peux la mettre le matin, quand je sens que mes règles vont arriver, même si elles n’ont pas encore commencé.

L’hygiène : aucune odeur car aucun contact avec l’air, aucune trace et pas de fuite (j’utilise quand même des protège-slip les 2 et 3e jours, on n’est jamais trop prudents), je la change discrètement aux toilettes et je reviens ni vu ni connu à mes activités.

L’argent : faisons un petit calcul. J’ai eu mes règles à 14 ans, soit il y a 9 ans, soit 108 mois. Disons que j’ai passé 2 ans à utiliser une boîte de serviettes hygiéniques et les 7 d’après à utiliser une boîte de tampons par mois. Toujours premiers prix, grosso merdo 3€. 108 x 3€ = 324 . Bon, on est d’acc sur 9 ans c’est pas non plus la ruine, n’empêche qu’une cup coûte 15€ et dure jusqu’à 10 ans. De quoi s’acheter une petite paire de bottines craquantes et un manteau sympa.

La planète : ben oui hein, tant qu’à faire le tri du plastique, autant éviter de jeter 25 tampons et/ou serviettes par mois !

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On attend l’emoji cup.

Partie IV : questions, réponses et réflexions

Est-ce que c’est vraiment hygiénique ? Oui, parce que tu la rinces souvent et qu’à la fin du cycle, tu la fais bouillir pour terrasser les bactéries. Bien sûr, toutes les précautions de base sont d’usage : on se lave les mains avant et après manipulation, on ne la pose pas n’importe où et on ne la lave pas avec des savons ou des shampoings sortis de nulle part. Certes, on jette le tampon après utilisation, mais où se trouvait-il avant ? Dans la boîte en carton qui a fait des km dans un camion, au fond de ton sac ou dans la poche d’une copine qui te dépanne ? Finalement, la cup c’est ta responsabilité et elle est rien qu’à toi.

Mais je perds trop de sang ! En vérité, une femme perd environ 25 ml de sang pendant son cycle. C’est genre la moitié d’un shot, soit pas grand chose (tes soirées arrosées le savent bien).

Quelle taille je dois prendre ? Ça dépend de toi : si tu as eu des enfants ou non, si tes règles sont abondantes ou non. Tu as des chartes de tailles sur les sites où tu la commanderas, c’est assez bien fait.

Comment je sais quand elle est pleine ? Et ben, tu le verras quand tu iras aux toilettes. Elle ne parle pas la cup, mais elle sait se faire comprendre.

Est-ce que je peux tirer sur la tige pour la retirer ? Non ! Ce n’est pas fait pour, ça viendra tirer sur l’effet ventouse et ça risque de te faire mal. Il faut pincer à la base et la faire pivoter pour la retirer en douceur.

C’est difficile à mettre ? Je vais pas te mentir, le manque d’expérience et l’appréhension peuvent te faire louper les premières fois. Fais en sorte de l’essayer chez toi d’abord pour ne pas avoir à la changer au bureau ou dans les toilettes de la fac, tu seras plus à l’aise pour les prochaines fois.

Mais… c’est dégoûtant ! : alors, oui, tu vas en avoir sur les doigts c’est sûr. M’enfin ça vient de toi et si un peu de sang sur le pouce et l’index peuvent t’éviter d’être amputée, finalement, ça vaut le coup d’essayer non ? (paf) (argument béton)

T’es déjà passée à la cup ? Tu as envie ? Tu n’as pas du tout envie ?

En parlant de ça...

5 Comments

silencedemoiselle at 20:29

J’hésite vraiment à me la prendre. J’attends de finir mes nombreux paquets de serviettes et tampons, pour réellement y réfléchir

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Paul at 12:48

Merci pour ton commentaire !
Au pire, tu les donnes à tes copines qui ne se sentent pas d’y passer :) qu’est-ce qui te fait hésiter ?
Bises !

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Caroline at 21:09

Comme toujours….C’est parfait ! Quel style de rédaction, quel humour !!!! Quand je lis tes articles, c’est à chaque fois comme si je lisais une histoire, je me laisse prendre et je ne me rend plus compte du temps qui passe !! Continue comme ça ma Popo <3 :)

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Paul at 21:12

Oh ma poupée merci beaucoup ça me touche énormément… :) ça tombe bien vu les pavés que j’écris…!
Merci encore ❤️

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Shonah at 11:11

J’étais passée à la cup aussi l’année dernière et j’étais carrément fan, mais malheureusement, suite à des problèmes hormonaux, j’ai du arrêter la pilule et me faire poser un stérilet. La gynéco m’a fortement déconseillé la cup avec le stérilet, parce qu’avec l’effet ventouse, ça pouvait déplacer le stérilet et il y’avait donc un risque de grossesse… Je suis donc repassée aux serviettes et je suis hyper triste, mais je n’ai vraiment pas le choix pour le coup

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