En vadrouillePolynésie Française

Huahine en 3 jours de rêve ◇ Polynésie Française

21 janvier 2018 0 comments

Ça ne vous a sûrement pas échappé, en juin, je suis partie fêter mes 25 ans en Polynésie Française – ouais, ma vie est plutôt cool. Et la Polynésie, ce n’est pas seulement Tahiti et Bora Bora. Ce sont en fait 5 archipels composés de 118 îles, rien que ça. En 3 semaines, nous avons, mes copains et moi, visité 5 îles de l’archipel de la Société : Tahiti, Moorea, Huahine, Raiatea et Maupiti.

Je ne vais pas suivre l’ordre chronologique de nos vacances et je vais commencer par les 3 jours qu’on a passés sur Huahine parce que 1) c’est mon blog et je fais ce que je veux et 2) ça a été mon île préférée. On y va ? On y va.

 

Jour 1 : suer dans la jungle

Pour nos 3 nuits à la pension Fare Ara, nous avions booké un package avec une journée en voiture et une journée en bateau. L’île étant assez petite (74 km2), il est possible d’en faire le tour en voiture en moins d’une journée et c’est ce que nous avons fait !

Nous avions aussi décidé de laisser le farniente et les plages de côté pour bouger notre boule lors d’une petite randonnée sur un volcan, le Mont Pohue Rahi, dont le sommet culmine à 460m. Après un petit passage par le très joli Fare Pote’e, le musée de Huahine, on est partis pour une ascension que je qualifierais de… mémorable !

temple

Bien qu’abrupt, le début de la randonnée était plutôt agréable : s’enfoncer dans la végétation luxuriante était un vrai plaisir. Je découvre un truc très cool : les fougères se referment sur elles-mêmes lorsqu’on les touche ! La gamine que je suis touche environ toutes les fougères qu’elle croise pendant 15 minutes…

Pendant que les 3 plus sportifs de la bande partent devant, nous sommes deux à alterner émerveillement et râles de veau épuisé. Nos fesses n’ont plus autant travaillé depuis bien longtemps ! Après une heure à grimper dans les branchages et la verdure, on arrive à la première étape où nos copains nous attendent depuis une bonne vingtaine de minutes. La vue est déjà pas mal…

montagne+branches

On se remet en selle et j’espère secrètement qu’on a passé le plus dur… Hahaha. Non. Le chemin pour atteindre le sommet révèle une montée aussi escarpée que difficile d’accès : on oublie la marche et on enchaîne sur de l’escalade dans la boue, entre les lianes. On atteint le haut où le soleil tape comme un [insérez l’insulte de votre choix], on profite de la vue quelques minutes avant d’entamer la descente.

Encore une fois, je me réjouis un peu trop vite de ce que je pense être la partie la plus facile. C’était sans compter le Pierre Richard qui sommeille en moi, qui m’a fait glisser et tomber dans la boue au moins 3 fois. Toujours très digne, j’ai au moins (beaucoup) fait rire mes potes.

Après cette activité riche en émotions, nous satisfaisons notre soif sur la plage d’un hôtel croisé sur la route. Je pense que si je devais élire le meilleur Coca de ma vie, ce serait celui-ci. On finit le tour de l’île et on rentre pour un repos bien mérité !

 

Jour 2 : faire le tour de l’île en bateau

Pour ce deuxième jour et après une nuit de sommeil bien méritée, nous avons profité du bateau à disposition pour faire le tour de l’île par la mer. Tinau, notre hôte, nous conseille de nous arrêter sur une petite plage inaccessible par les terres. Nous posons donc notre petit bateau sur le sable blanc et fin de cette plage paradisiaque.

beach-moty

Une petite cahute est tenue par Zéki, créateur de bijoux tressés ornés de coraux : magnifiques. Il y cuisine aussi les poissons qu’il pêche et gratte les noix de coco qu’il ramasse pour en faire des copeaux. Moi qui déteste la coco, je me suis régalée à la manger fraîche. Forcément, c’est meilleur que dans un supermarché…

coconutsss

bijoux

On fait 2/3 emplettes chez Zéki, qui fabrique même quelques bijoux sur-mesure, en direct. Normal. On reprend notre périple et nous arrêtons au sud de l’île, sur une plage sauvage et inhabitée. On s’aperçoit rapidement que c’est un royaume de bernards l’hermite : il y en a partout !

En remontant vers le Nord, on apprécie le paysage sublime et l’eau cristalline. On est aux anges… jusqu’à ce qu’on tombe en panne dans la crique, juste avant de rentrer. On tente de pagayer pour faire croire qu’on a des muscles mais on appelle bien vite des gens à la rescousse. On rentre finalement sains et saufs, ravis de notre journée bateau et toujours plus sous le charme de Huahine.

merrrcoconut

 

Jour 3 : farniente dans un resort paradisiaque

Avant de partir sur Raiatea, Tinau nous recommande de passer notre dernière journée sur Huahine dans un hôtel sur la mer. Il n’en faut pas plus pour nous convaincre : on prend notre serviette et la crème solaire, direction le Te Tiare Beach Resort !

En arrivant, on en perd notre français… c’est sublime. Si on ne se lasse jamais de l’eau transparente, les bungalows sur pilotis ajoutent quand même au décor paradisiaque. On saute de notre petit bateau-taxi et on se pose la question la plus difficile de notre vie : plage ou piscine ? Je vous le dis, ce voyage était dur, très dur.

huahine-beach

On pose bien vite nos serviettes sur la plage et on commence les activités nautiques : kayak, snorkeling, bronzage sur le ponton… que demander de plus ?

piscine-sea

Croyez-le ou non, mais la vie de rêve, ça creuse. On se rend au restaurant de l’hôtel, sur pilotis aussi, tout en bois et très haut de plafond, où un magnifique lustre en coquillage se dresse au-dessus de nos têtes. On y déguste un repas de roi : du poisson, des burgers, des desserts… on sort de là repus, prêts pour une seule et unique chose : la sieste.

paradise-huahine

En fin d’après-midi, on quitte notre Huahine adorée pour nous envoler vers Raiatea… on est définitivement conquis par la richesse et le calme qui règnent sur l’île. Luxuriante et étrangement paisible, je n’oublierai jamais ces 3 jours de rêve passés sur Huahine (en même temps, je n’oublierai jamais ce voyage tout entier).

 

Le saviez-tu ?

Littéralement, « HuaHine » veut dire « sexe de la femme » sûrement car sa forme rappelle le corps d’une femme enceinte. Si Huahine est aussi appelée « île de la femme », c’est parce qu’elle n’a été gouvernée que par des reines. Pas étonnant que ce soit ma préférée… :)

Les réalisateurs du film d’animation Vaiana ont fait hommage aux cultures polynésienne, maori et hawaiienne et pour nous, Huahine a définitivement inspiré le personnage de la déesse Te Fiti !

En parlant de ça...

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